Le lundi 20 novembre 2024, Human Rights Watch a publié un rapport dénonçant une augmentation sans précédent des exécutions en Iran. Le document souligne l’utilisation des exécutions par le gouvernement iranien comme un moyen de répression à l’encontre des minorités ethniques et des opposants politiques, visant à instaurer un climat de peur et de terreur. L’organisation accuse également le régime de violer systématiquement les principes du droit et des droits humains.

Cas de Varishe Moradi
Un exemple marquant dans ce rapport est celui de VarisheMoradi, prisonnière politique et membre de la « Société des Femmes Libres de l’Est du Kurdistan », condamnée à mort le 10 novembre 2024 par la 15ᵉ chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par Abolqasem Salavati. Selon les témoignages, Moradi a été détenue en isolement et torturée, et n’a pas pu bénéficier d’une défense légale lors des audiences. Initialement, son acte d’accusation prévoyait une peine maximale de 15 ans de prison.

Exécutions ciblées contre les minorités ethniques et politiques
Le rapport mentionne également des condamnations à mort contre cinq hommes kurdes accusés d’espionnage pour Israël par le tribunal révolutionnaire d’Oroumieh. Ces peines reflètent une stratégie plus large de répression politique visant les minorités ethniques, notamment les Kurdes, et les activistes.

Justice arbitraire et violations des droits humains
Human Rights Watch critique les tribunaux révolutionnaires iraniens pour leurs procédures contraires aux normes internationales. Selon Nahid Naghshbandi, chercheuse sur l’Iran pour l’organisation :

« Ces tribunaux sont des outils de répression systématique qui bafouent les principes fondamentaux de justice équitable pour prononcer des peines de mort. »

Préoccupations internationales
Human Rights Watch exprime également ses inquiétudes quant aux exécutions de citoyens afghans en Iran, avec au moins 49 cas recensés cette année, dont 13 rien qu’au mois dernier. May Sato, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains en Iran, a également souligné la recrudescence alarmante des exécutions dans le pays.

Conclusion
Ce rapport met en lumière des violations flagrantes des droits humains en Iran, où les exécutions servent de levier pour opprimer les minorités ethniques, les opposants politiques, et semer la peur au sein de la société. Cette politique suscite de graves inquiétudes internationales concernant la situation des droits humains en Iran et l’avenir des libertés fondamentales dans le pays.

Rejoignez notre campagne pour l’arrêt des condamnations à mort.