Meurtres d’État lâches et répression brutale des femmes en quête de justice
Les femmes iraniennes ont joué un rôle central et courageux lors du soulèvement de janvier 2026, se tenant aux côtés des hommes — et souvent en première ligne. Jeunes et âgées, mères et filles, de 13 à 66 ans ; infirmières et femmes au foyer, étudiantes et ingénieures ; issues de toutes les régions et de toutes les origines ethniques, elles ont pris part au mouve-ment.
À de nombreuses reprises, elles ont affronté et repoussé le Corps des gardiens de la révolu-tion islamique (CGRI) et d’autres forces répressives. Elles ont fait face aux canons à eau, bloqué les rues et refusé de battre en retraite. Pour ce courage, beaucoup ont payé le prix ul-time. Sur ordre des autorités, les forces de sécurité ont ouvert le feu avec une intention meurtrière. Des tireurs embusqués ont visé la tête, le cœur et les yeux des manifestants. De-puis les toits et les passerelles, ils ont tiré des rafales de balles sur des civils non armés — jeunes et âgés — de manière indiscriminée.
Selon le réseau de la Résistance à l’intérieur du pays, 2 270 victimes ont été confirmées de-puis janvier, dont 250 femmes et 170 mineurs âgés de 13 à 18 ans, bien que le nombre réel soit probablement bien plus élevé. Plus de 50 000 personnes ont été arrêtées et plus de 330 000 blessées.
Des noms qui ne doivent pas être oubliés
Mahsa Dezfoulian Kermanshahi

Mahsa Dezfoulian Kermanshahi
a été tuée le 9 janvier 2026 lors des manifestations natio-nales à Fardis, Karaj, après avoir été prise pour cible par les forces de sécurité du régime.
Sa famille a conservé son corps à domicile pendant une nuit afin d’empêcher sa confiscation par les autorités. Âgée de 39 ans, elle était dentiste. Médecin respectée basée à Téhéran, elle offrait des soins gratuits aux patients démunis.
Sahar Fallah

Sahar Fallah
Sahar Fallah a été tuée lors des manifestations nationales de janvier 2026 à Téhéran, après avoir été atteinte par balles à la tête et au visage par les forces de sécurité.
Elle avait 26 ans, était professeure de langues et enfant unique de sa famille.
Fatemeh Abbasi,

Fatemeh Abbasi
une citoyenne d’Ispahan, a été touchée au cou par des tireurs d’élite gou-vernementaux le 9 janvier alors qu’elle tentait de mettre des manifestants à l’abri. Après deux mois de complications liées à une blessure de la moelle épinière, elle est décédée le 12 mars. Non seulement les forces de sécurité ont refusé d’assumer la responsabilité de ce meurtre d’État, mais elles sont également intervenues lors de ses funérailles au cimetière de Bagh-e Rezvan, arrêtant le père de la victime ainsi que son frère de 13 ans, afin d’étouffer toute revendication de justice dès son émergence.
Zahra Bahlouli Pour

Zahra Bohloulipour
Née en 2007, Zahra Bahlouli Pour (Raha) était étudiante en langue italienne à la Faculté des langues et littératures étrangères de l’Université de Téhéran. Le soir du 8 janvier 2026, elle a été atteinte d’une balle à la tête, tirée directement par les forces de sécurité du régime sur la place Fatemi à Téhéran, et a perdu la vie.
