Maryam Hassani parle de son père emprisonné, Mehdi Hassani : Une voix d’espoir derrière les barreaux
Alors que le mois d’ordibehesht (avril-mai) est désormais considéré comme l’un des mois les plus meurtriers des dernières années en Iran, avec 171 exécutions recensées en un seul mois, l’attention de la communauté internationale se tourne plus que jamais vers le sort des prisonniers politiques condamnés à mort.
Parmi eux, le nom de Mehdi Hassani, prisonnier politique de 48 ans et père de trois enfants, a de nouveau attiré l’attention, notamment à travers les alertes lancées par les organisations de défense des droits humains et une interview bouleversante de sa fille Maryam Hassani, qui a suscité une onde d’émotion dans l’opinion publique.
Dans un entretien exclusif avec la chaîne italienne Mediaset, Maryam Hassani répond aux questions d’un journaliste depuis un lieu tenu secret, loin de chez elle, mais empli de la voix de son père. Un père qui, malgré des pressions insupportables, continue d’appeler sa fille, dans de brefs appels téléphoniques, à résister et garder espoir.
Cet entretien coïncide avec une vaste campagne internationale visant à empêcher l’exécution de Mehdi Hassani et de Behrouz Ehsani, deux prisonniers politiques condamnés à mort pour les charges de « moharebeh » (guerre contre Dieu) et « baghi » (rébellion armée). Alors que le pouvoir judiciaire, sous la domination du régime dictatorial, a rejeté leur demande de nouveau procès, la voix de Maryam Hassani et celle d’autres familles est devenue leur seul espoir de salut.
Extrait de l’entretien avec Maryam Hassani, fille du prisonnier politique Mehdi Hassani :
Maryam Hassani :
« Mon père est en prison. C’est un prisonnier politique, et il risque la peine de mort. Je lui dis toujours combien il me manque. Il me dit de rester forte. Même en prison, mon père ne s’est jamais soumis, il n’a jamais baissé la tête. Sa voix reste pleine d’espoir, elle est forte, et elle me donne de la force. »
Mediaset Italie :
« Pour des raisons de sécurité, Maryam Hassani nous parle depuis un lieu caché après avoir fui l’Iran. Son père est incarcéré à Téhéran et figure sur la liste des prisonniers politiques susceptibles d’être exécutés dans les prochains jours. »
Maryam Hassani :
« La dernière fois que j’ai parlé à mon père, il ne s’inquiétait pas pour lui-même. Il était préoccupé par le peuple iranien. »
Mediaset Italie :
« Ce mois est le plus sanglant de ces dernières années, avec 158 exécutions, portant le nombre total à plus de 1000 depuis l’élection du président Pezeshkian. Mehdi Hassani, 48 ans, père de trois enfants, et Behrouz Ehsani, 70 ans, sont accusés d’insurrection armée et d’inimitié envers Dieu. Ils ont été transférés de la prison tristement célèbre d’Evin à celle de Ghezel Hesar, où sont exécutées les condamnations à mort. Leur demande de nouveau procès a été rejetée. L’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran, opposée au régime de Téhéran, a lancé une campagne pour leur sauver la vie. »
Maryam Hassani :
« Nous croyons qu’il est encore possible de sauver mon père, mais nous avons besoin d’aide. Je sais que lorsque la communauté internationale s’exprime d’une seule voix, des vies peuvent être sauvées. Nous l’avons déjà vu : la pression fonctionne. À l’inverse, le silence tue l’espoir. »
