Répression à Evin contre les femmes opposées aux exécutions

Selon des informations publiées depuis la prison d’Evin, cinq prisonnières politiques — Golrokh Iraee, Zahra Safaei, Marzieh Farsi, Shiva Esmaili et Sakineh Parvaneh — sont privées de manière punitive de l’usage du téléphone depuis hier.
D’après les informations reçues, les autorités pénitentiaires ont annulé les cartes téléphoniques de ces détenues, une mesure prise en raison de leur participation à la campagne « Les mardis contre les exécutions » ainsi que de leurs slogans dénonçant l’application des peines de mort en Iran.
Annulation des cartes téléphoniques des prisonnières politiques
Selon les rapports publiés, Golrokh Iraee, Zahra Safaei, Marzieh Farsi, Shiva Esmaili et Sakineh Parvaneh ont perdu depuis hier tout accès au téléphone de la prison. Des sources informées indiquent que les responsables de la prison ont invalidé leurs cartes téléphoniques et que cette restriction demeure en vigueur.
Cette sanction aurait été imposée en raison de leur participation à la campagne « Les mardis contre les exécutions » et de leur protestation contre les exécutions en Iran. Ces prisonnières politiques avaient scandé des slogans contre la peine de mort dans la cour de promenade de la prison, une action qui a entraîné des mesures disciplinaires de la part de l’administration pénitentiaire.
Des défenseurs des droits humains soulignent que les restrictions de communication, notamment la privation d’appels téléphoniques, sont devenues ces dernières années l’un des moyens de pression les plus fréquemment utilisés contre les prisonniers politiques.
Poursuite de la privation des visites familiales et des contacts avec les avocats
Ces cinq prisonnières politiques avaient déjà été privées du droit de recevoir des visites de leurs familles ainsi que de leurs avocats. Selon les rapports disponibles, cette interdiction se poursuit toujours et aucune explication claire n’a été fournie quant à son maintien.
