En l’espace d’une seule semaine, une vague d’exécutions a de nouveau plongé l’Iran dans l’horreur. Dix prisonniers politiques ont été mis à mort, dans une escalade brutale qui suscite une vive inquiétude quant au sort de nombreux autres détenus.

À l’aube du dimanche 5 avril 2026, le régime iranien a exécuté deux jeunes hommes : Shahin Vahedparast, 31 ans, et Mohammad-Amin Biglari, âgé de seulement 19 ans. Quelques jours plus tôt, le 2 avril, Amir Hossein Hatami, 18 ans, avait déjà été pendu. Tous trois avaient participé aux soulèvements nationaux massifs de décembre 2025 à janvier 2026, qui avaient ébranlé le pouvoir en place.

La répression ne s’est pas arrêtée là. Le lundi 6 avril, Ali Fahim, 23 ans, également lié aux manifestations de janvier, a été exécuté à son tour. Ces mises à mort s’inscrivent dans une politique de représailles visant ceux qui ont osé défier le régime.

Cette série d’exécutions a culminé une semaine particulièrement sanglante. Six autres prisonniers, membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), ont également été exécutés. Le 30 mars, Mohammad Taghavi, 59 ans, et Ali Akbar Daneshvarkar, 59 ans, ont été envoyés à la potence. Le lendemain matin, Babak Alipour, 34 ans, et Pouya Ghobadi, 33 ans, ont subi le même sort. Enfin, le 4 avril, Vahid Bani Amerian, 33 ans, et Abolhassan Montazer, 66 ans, ont été exécutés.

Dans la nuit du 29 mars, à la veille de cette vague d’exécutions, des gardes anti-émeutes ont violemment pris d’assaut le quartier 4 de la prison de Ghezel Hesar. Des détenus ont été brutalement battus, et au moins 19 d’entre eux ont été placés à l’isolement quelques heures seulement avant le début des pendaisons.

Aujourd’hui, l’inquiétude grandit pour ces prisonniers transférés à l’isolement, ainsi que pour de nombreux autres détenus politiques. Dans ce contexte de répression accrue, leur vie est plus que jamais en danger, et chaque heure qui passe pourrait les rapprocher du même sort.

“Pour l’Avenir” fera tout son possible pour être leur voix dans notre campagne « Non aux exécutions » .